Le Comité permanent Inter-Etats de lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS), a organisé le 5 mai 2021, à l’hôtel LAICO sis à Ouaga 2000, une conférence de presse sur le thème « situation alimentaire et nutritionnelle 2020-2021 et les prévisions saisonnières agro-hydro-climatiques pour les pays de la zone soudano-sahélienne pour la période 2021-2022 ».
L’objectif de cette conférence de presse est, d’une part, de porter à la connaissance des décideurs, du grand public et des professionnels des médias, les informations relatives à la situation alimentaire et nutritionnelle dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest, exacerbée par la pandémie du Covid-19, et d’autre part, d’informer l’opinion nationale et internationale et les décideurs sur les tendances de la saison des pluies et les écoulements des principaux cours d’eau pour mieux préparer la campagne agricole 2020-2021 et mieux anticiper les risques d’inondation récurrents dans la région ces dernières années.
MONTANT DE LA SUBVENTION DEMANDEE : 80 000 EUROS COUT TOTAL DE L’INITIATIVE (TOUTES CONTRIBUTIONS DONT CILSS): 133 540 EUROS PERIODE DE REALISATION : OCTOBRE 2006-DECEMBRE 2007
En appui à la Task force régionale pilotée par la CEDEAO en synergie avec l’UEMOA et le CILSS, les membres du RPCA se mobilisent pour agir rapidement et mettre en œuvre, de manière coordonnée et alignée, différentes initiatives visant à faire face à la crise alimentaire et nutritionnelle 2020 dans le cadre de la COVID-19 et de la crise de sécurité persistante. Cette plateforme d’information représente le fruit d’un travail collectif des membres du RPCA.
La situation alimentaire et nutritionnelle est en forte détérioration dans certaines parties de la bande sahélienne. Selon les analyses du Cadre harmonisé, près de 7.1 millions de personnes font actuellement face à une situation de crise ou d’urgence, notamment dans les zones où l’insécurité est encore prégnante : dans le bassin du lac Tchad, dans la boucle Liptako-Gourma et dans le centre du Mali. Si des réponses immédiates et appropriées ne sont pas apportées, le nombre de personnes concernées pourrait atteindre 10.6 millions d’ici juin-août 2018. La situation s’est améliorée dans les États du nord-est du Nigéria (Adamawa, Borno et Yobé) grâce aux interventions humanitaires en cours. Le Nigéria compte toutefois toujours plus de 50 % de personnes souffrant d’insécurité alimentaire dans la région. Environ 3.7 millions de Nigérians ont actuellement besoin d’une aide d’urgence (mars-mai 2018). Ce nombre devrait atteindre environ 5.3 millions d’ici juin-août 2018. Rien que dans l’État de Borno, quelque 1. 5 million de personnes (27.8 % de la population) sont susceptibles de faire face à une situation de crise (phase 3-5). La situation s’annonce également difficile pour le Burkina Faso, le Mali et le Tchad, qui devront chacun répondre aux besoins urgents de près d’un million de personnes ; le Niger pourrait compter environ 800 000 personnes en insécurité alimentaire d’ici juin-août. Ces personnes en besoin d’assistance sont en majorité des pasteurs et des agro-pasteurs. Durement touchées par le manque de fourrage et d’eau, ces communautés et leur bétail ont été contraints à la mobilité précoce, à l’intérieur des frontières nationales comme au-delà.